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D'après photo portrait Bridgeman Images

 

Cachet premier jour
Oblitération 1er jour le 19 et 20 avril 2024<br>- Palais Idéal du Facteur Cheval, de 10h à 17h30, 8 Rue du Palais, 26390 HAUTERIVES.<br>- Au carré d'Encre 3 bis rue des Mathurins PARIS

Le facteur Cheval et son palais idéal


Premier jour : Oblitération 1er jour le 19 et 20 avril 2024
- Palais Idéal du Facteur Cheval, de 10h à 17h30, 8 Rue du Palais, 26390 HAUTERIVES.
- Au carré d'Encre 3 bis rue des Mathurins PARIS
Vente générale : 22 avril 2024
Retrait de la vente : 30 avril 2025
Valeur faciale : 1.29 €€
Validité affranchissement : Lettre verte 20g pour la France, Andorre et Monaco
Graveur : Sophie Beaujard

création : Sophie Beaujard

Dentelure : 13¼
Couleur : Multicolore
Mode d'impression : Taille douce

Format du timbre : 105 x 71,5 mm
Quantite émis : 350.000.
Bande phosphore : sans
Catalogue Yvert et Tellier Timbres français : N° F5771
Valeur marchande timbre neuf : 1,05 €
Valeur marchande timbre oblitéré : 0,84 €

 

NOTE : La valeur marchande est le produit des différentes cotes sur lesquelles est appliqué un coefficient réducteur de 70% (ce qui représente la valeur réelle du timbre en cas de vente)

 



 


Informations sur le sujet du timbre
Né en 1836, fils de paysan et paysan lui-même avant de devenir employé des postes en 1867, Ferdinand Cheval a construit une œuvre architecturale à nulle autre pareille sur la commune d’Hauterives (Drôme) : un « palais idéal », exemple unique d’art naïf appliqué à l’architecture. En avril de cette année-là, au cours de sa tournée harassante – 32 kilomètres chaque jour – il trébuche sur une pierre à la forme singulière elle sera la première de son palais baptisé « Temple de la nature » puis « Palais idéal ». Dès lors, il y consacre sa vie. Trente-trois ans d’un dur labeur, amassant des pierres au bord des chemins durant sa tournée, revenant les chercher le soir avec sa brouette, travaillant la nuit à la lumière d’une lampe à pétrole. Lui qui n’a jamais voyagé bâtit un incroyable palais baroque, comme tiré d’un rêve. Il veut prouver qu’on peut être un fils du peuple et avoir du génie. Comme on lui refuse le droit d’y être inhumé, il construit « le Tombeau du silence et du repos sans fin » dans le cimetière communal, qu’il termine deux ans avant sa mort, survenue en 1924. L’avant-garde artistique, avec André Breton, Max Ernst et Picasso, lui rend aussitôt hommage. Il faudra cependant attendre 1969 pour que le palais soit classé monument historique. Douce revanche pour le facteur Cheval, moqué hier et aujourd’hui universellement salué comme un maître de l’art naïf.
Source © La Poste - Jean-Yves Le Naour

 

Born in 1836, the son of a peasant and himself a farmer before becoming a postal worker in 1867, Ferdinand Cheval built an architectural work like no other in the town of Hauterives (Drôme): an “ideal palace”, a unique example of naive art applied to architecture. In April of that year, during his gruelling tour – 32 kilometres every day – he stumbles upon a uniquely shaped stone which will be the first of his palace, dubbed “Temple of nature” and then “Ideal Palace”. He has devoted his life to it. Thirty-three years of hard work, gathering stones on the roadside during his tour, coming back for them in the evening with his wheelbarrow, working at night under the light of an oil lamp. He who has never traveled built an incredible baroque palace, as if from a dream. He wants to prove that we can be a child of the people and have genius. As he was denied the right to be buried there, he built “the Tomb of Silence and Rest without End” in the communal cemetery, which he completed two years before his death in 1924. The avant-garde, with André Breton, Max Ernst and Picasso, immediately paid homage to him. However, it was not until 1969 that the palace was classified as a historic monument. Sweet revenge for the postman Cheval, mocked yesterday and today universally acclaimed as a naïve art master.
Source © La Poste - Jean-Yves Le Naour